vendredi 25 mai 2018

Cuisine de printemps #3


Ebly, lardons, sauce tomate-olives-citron confit. A déguster froid, dans le jardin, avec un thé glacé, le lendemain d'une douce soirée avec les copains.

S.

mercredi 23 mai 2018

Darwin fin avril










Je n'avais pas le droit, non, mais je l'ai pris quand même. J'ai profité d'un trou dans le grillage pour traverser le terrain vague.

S.

vendredi 18 mai 2018

Life lately





je pensais qu'on serait toujours aussi proches dans trente ans - pourquoi ai-je la désagréable impression, alors qu'on se voit encore tous les jours, que que notre belle complicité n'est plus qu'un vague souvenir ? - vous me manquez, les gars, terriblement - et comment ça sera, dans quelques mois, hein ? - improviser une burger party - lui faire découvrir Darwin - étrange envie que celle de nager seule dans une grande et profonde étendue d'eau chaude - une drôle de rencontre dans le jardin - l'odeur de la glycine - envoyer des bouquets aux copines - attendre avec impatience la floraison du seringa - tondre la pelouse et trouver ça plutôt agréable - le dos verrouillé et le nez bouché - brunch et shopping en bonne compagnie - surtout ne pas trop réfléchir -

S.   

mercredi 16 mai 2018

Capri






Tout y était. L'Italie comme on l'imagine. Des petites ruelles en escaliers, le linge qui pend aux fenêtres, l'accent chantant des italiens, les pizze et les gelati. Le petit train le long de la côte amalfitaine, Pompeii et ses si vieilles pierres, les enseignes chic à Capri. Les portes cochères majestueuses dans le centre historique de Naples, derrière lesquelles se cachent d'immenses cours d'immeubles. Les pâtisseries, les petites boutiques, et les autels partout. Les fugaces rencontres, mes camarades de chambrée de l'auberge de jeunesse, le serveur de la trattoria où j'allais prendre mon petit déjeuner...
Ce voyage, ça aurait pu être la dolce vita. Mais c'était sans compter l'énergie électrique de Naples, bourdonnante comme avant l'orage. Les klaxons des napolitains, juchés sans casque sur leur vespa. Les bouffées d'angoisse qui m'assaillaient souvent, me forçant à ravaler mes larmes au restaurant, alors que j'étais toute fière d'avoir osé m'y asseoir seule. Attention, hein, c'était chouette, faut pas croire. J'ai aimé ces quatre jours. J'y ai vu des jolies choses, je ne me suis pas perdue, je n'ai pas été embêtée, ni par les pickpockets ni par les dragueurs, on a même parfois cru que j'étais italienne. Mais j'en ai chié. Terriblement. La solitudine, tu sais. J'en ai chié, mais je suis aussi super fière de moi. J'en ai chié, mais je recommencerai, parce que le voyage intérieur qui accompagne le trip en solo a beau être d'une violence inouïe, il est aussi sacrément intéressant.

S.