vendredi 8 juillet 2022

Life lately


Les dernières semaines en apnée. Il n'y a guère eu que le boulot - et un cours de danse de temps en temps pour souffler. Même pas le temps de faire les courses, à peine celui de tondre la pelouse avant que l'herbe n'arrive aux genoux. Un week-end express à Paris, une semaine où je suis allée à l'école tous les jours, samedi et dimanche compris. Pas le temps de réfléchir. Diner chez les copains pas vus depuis longtemps, réaliser que l'été est là. Se souvenir qu'il faut faire le contrôle technique de la voiture, mal à la tête gorge serrée. Croquer dans les tomates cerises du potager. Laisser les pommes de terre germer dans la buanderie. Faire des listes, avoir la flemme de cuisiner, manger à la cantine tous les jours. En riant, parce que la cantine, cette semaine, c'était pas terrible. Enregistrer de nouvelles inscriptions, il est révolu le temps des classes aux effectifs de rêve. Préparer l'année prochaine, pour partir (plus) sereine en vacances. Penser l'été, s'organiser pour voir les copains. 


Faire une pause ici, jusqu'au premier septembre.


S.

mercredi 6 juillet 2022

La kermesse

 


Cette semaine, moi qui ne perds jamais rien, j'ai bien dû égarer et retrouver les clés de l'école une dizaine de fois. Le running gag. Rien n'était prêt, et en même temps, tout l'était. On a répété plusieurs fois, les maitresses se lamentaient, les enfants stressaient. Alors on a lâché prise. La veille, pour la répétition générale, on s'est tous rassemblés dans la cour, la maitresse de maternelle a fait le pitre pour dérider les CM1-CM2, je me suis assise au milieu des élèves de moyenne section, on a fait le plein de douceur, et quelques photos.

Le jour J, ce samedi, j'ai écrit un petit discours, en sentant monter l'angoisse. Des parents sont venus nous aider à installer le chamboule-tout, la pêche aux canards, la buvette et le château gonflable. J'ai embarqué une collègue pour sauter dans le château comme deux gamines, juste avant d'accueillir tout le monde.

Ils étaient presque tous là. Il y avait beaucoup trop de monde dans le public, j'ai croisé quelques regards, échangé des sourires. Le mien était un peu crispé, je m'accrochais au micro, mes mains et ma voix tremblaient. Et puis, le spectacle a commencé. Concentrées, les maitresses ont bondi sur scène chaque fois qu'il fallait changer les décors. Les élèves ont été super, ils ont chanté et dansé comme des pros, nous laissant échapper quelques larmes. 

J'ai couru partout toute la journée, j'ai encore perdu mes clés. Après les jeux, on a pique-niqué ensemble, avec des familles qui fréquentent cette école depuis une dizaine d'années. On a mis de la musique, ça ressemblait à une soirée entre copains.

C'était une belle journée, de ces moments auxquels on se raccroche quand le boulot se fait difficile. Mes collègues sauront me le rappeler, l'an prochain, quand on préparera la kermesse 2023 et que je me plaindrai d'avoir trop de choses à faire.

S.

 

 





mercredi 29 juin 2022

Danser

 


 L'odeur si particulière de mon corps après la danse, deux soirs par semaine. Les copines qu'on retrouve. Les boum boum des percussions, le rythme qui reste en tête. Le remède à tous les maux, du corps ou de l'esprit. 

 Et puis, à la fin de l'année...

 Savoir qu'elles étaient là dans le public. Plonger les pieds dans les bassines de magnésie. S'échauffer dans les coulisses, après avoir rempli et servi des dizaines d'assiettes de poulet kedjenou. Réussir à ne pas se toucher le visage de toute la soirée, ne pas faire baver le maquillage. Des paillettes dorées sur le décolleté. Sourire. Sourire. Tellement transpirer qu'il en est devenu impossible d'ôter mon costume seule. Les applaudissements du public, les hourras en descendant de scène. Se laisser gentiment draguer par les musiciens. Ca fait dix ans que ça dure avec celui-là, et cette fois son j'ai envie que tu t'occupes de moi, prépare-moi une assiette d'attiéké m'a fait sourire plus qu'il ne m'a agacée. Il s'est quand même préparé son assiette tout seul. Passer la serpillière dans le couloir pour que personne ne glisse entre deux ballets. Où sont les douns? On révise une dernière fois? C'est bientôt à nous? C'est déjà terminé? Tu as entendu comme ils ont crié, on dirait que ça leur a plu. Bravo. Dans la cuisine, durant la dernière partie du spectacle, manger le poulet et le riz avec les doigts, avec les copines du cours du lundi, puis faire le ménage. Courir sur scène pour le final, tous ensemble. Avaler les 25 km du retour en un clin d'oeil. Le lendemain, toujours des paillettes sur la peau et des étoiles dans les yeux, les retrouver pour danser, encore. Dancehall et afrobeats cette fois. La chaleur, la fatigue, la mémoire, les boum boum tchaa, pied gauche, droite, gauche. Mes grimaces ou mon sourire dans le miroir, la sueur, les regards entre danseurs. La fatigue du corps mais le coeur empli de joie. 

 

blouse H&M et short vraisemblablement fait main : Emmaüs

S.


 

lundi 27 juin 2022

Mafia Queens

 


Près d'un an que je n'ai plus la télé. Elle ne m'a pas manqué. J'ai lu davantage. J'ai cuisiné, j'ai fait un potager.

Pendant l'hiver, j'ai regardé sur Youtube des comédies romantiques, celles où Janet revient dans sa ville natale pour relancer la librairie familiale et tombe amoureuse du nouveau vétérinaire, vous voyez le genre.

Et puis, j'ai regardé pas mal de (mini)séries sur Arte.

La dernière découverte, beaucoup plus trash que ce que j'ai l'habitude de regarder, c'est Mafia Queens. Des femmes, des armes, de la drogue, et Tel Aviv. Addictif, sanglant, drôle. Pas plus d'un épisode à la fois, et pas tous les jours, pour faire durer.

S.

vendredi 24 juin 2022

Pique-nique zéro déchet

 


* Palmiers : pâte feuilletée, pesto rouge, jambon, comté 

* Rillettes : fromage à tartiner, thon en boite, carottes et radis hachés menu, moutarde

S.