Au second jour sans pluie, alors que ma liste de choses à faire est aussi longue qu'une journée pluvieuse, j'envoie tout balader pour manger de la glace, pieds nus dans le jardin qui aurait bien besoin d'être tondu. Je monte au grenier les pulls les plus foncés. Comme chaque année, je sais bien qu'un matin j'irai en chercher un en catastrophe, la mort dans l'âme, parce que l'hiver sera revenu. Evidemment, j'ai aussi remisé quelques paires de chaussures. Certains soirs, la fatigue me tombe dessus à coups de vertiges, je m'endors à peine les yeux fermés. La nuit suivante, pleine lune oblige, je suis princesse au petit pois, le moindre pli de drap me réveille. On va encourager les volleyeuses de Bordeaux, je n'ai d'yeux que pour la girafe mascotte. On part avant la fin du match, il faut se lever tôt le lendemain, on rentre en Pony, emmitouflée dans le foulard que j'ai trouvé par terre au bord de la route quelques heures plus tôt.
















